My Motorway letter... Lettres dictées en roulant sur l'autoroute A9...
"On ne choisit jamais la zone d'atterrissage où vous largue la cigogne !"...

- I - La FAMILLE : Les 8 Enfants de mon Père :

- II - La VITICULTURE du Sud de France :

- III - L'AGRICULTURE et la CORRUPTION :

- IV - L'HISTOIRE du délit d'Amour :



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Marie-Madeleine et Harpagon

Dans la famille de ma mère, certaines filles étaient ce qu’on qualifiait d'excentriques, ou, comme on le dirait maintenant plus prosaïquement “ limitées ”. Ma soeur Marie-Madeleine en est un bon exemple, tout comme ses autres soeurs, avec une mention spéciale pour la dernière, Benoite. Les seuls souvenirs que j’ai de Marie-Madeleine, ne sont que des souvenirs de frasques, d’accrochages avec mes parents souvent à cause d’histoires troubles de garçons. S’il y avait eu les jeux olympiques de la drague, Marie-Madeleine aurait remporté toutes les médailles. Une fois même elle mit la panique, dans le grand séminaire de Toulouse ou mon frère Gustave étudiait la religion chretienne en vue de faire carrière dans la prêtrise. Elle détourna plusieurs de ses copains seminaristes, de leurs préoccupations religieuses et de leur intérêts pour la sainte Vierge. Bien sûr tout ceci avec la bénédiction occulte de son frère Gustave qui, en vrai jésuite, aimait bien, benoîtement, manipuler sa soeur en sous-main.

Avec sa soeur Lili, avec qui elle s’entendait bien, il y avait toujours de nouveaux garçons à la maison. Cela empira au point que je retrouvais dans les affaires de mon père le brouillon d’un testament dans lequel il disait vouloir la déshériter si elle ne quittait pas un certain monsieur Maurice B., trop trouble. Celui-ci était le fils d'amis de mes parents, ou plutot de relations de mes parents, qui avaient une scierie dans les pyrenées, prés de Marignac. Les deux familles s'opposaient à cette liaison, et, pour les faire enrager, ma soeur la continuait en cachette, jouant la martyr auprés des abbés et autres gens, à qui elle faisait semblant de demander des conseils. Elle fit alors les cents coups pour se venger de cette interdiction, partant de la maison, inondant d'invectives contre ses parents, ses courriers à son cher frère Gustave. Elle ne cessait pas de se moquer de son petit frère, "le gros Bert", de sa petite soeur "la grosse Titine" et de tous les autres membres de la famille, son frère ainé devenant le "petit Dédé", et sa soeur Lili devenant "la galette", ainsi surnommée pour son manque d'embonpoint mammaire. Ma mère, qui était bien encombré de cette fille caracterielle, lui fit suivre des études ménagères, qui ne demandaient pas de trop courir pour les rattraper ! Ses études ménagères l’amenèrent au plus haut niveau de l’école HEBC (Hautes Etudes de Balayage et de Cuisine), juste âpres son succès au brevet d'étude de fin de troisième.

A force de sortir la nuit, n’importe où, avec sa mobylette Motobecane bleue, offerte par mes parents, elle attrapa une maladie pulmonaire qui la conduisit de longs mois, dans un sanatorium. Elle y travailla en tant que monitrice d'art menager, c'est à dire qu'elle apprenait aux jeunes femmes à faire la cuisine et le balayage. Là elle jeta son dévolu sur l’économe de l’établissement. Un "économe" est l'appellation ancienne dans les administration de la personne qui s'occupe de la comptabilité. Je l'ai appelé Harpagon, car il semblait etre le clone parfait du heros de la comedie de Molière : l'Avare. C'était un être fat et grigou, qui salivait devant le portefeuille de la famille de Marie-Madeleine, car c'est lui qui comptabilisait les chèques, envoyés par mon père, à cet établissement hébergeant Marie-Madeleine au loin de sa famille. Mon père avait deux adresses, chacune dans un château différent, chose qui ne laissa pas indifférent cet être qui ne vivait que par et pour l'argent. Ses yeux noirs s'allumèrent sous sa tignasse frisée et ses yeux devinrent verts comme les dollars clignotants dans les yeux de Picsous, pendant que dans ses rêves de richesse, le bingo d'une machine à sous raisonnait. On célébra les noces rapidement car mes parents, en particulier mon père, avait hâte de voir casée cette fofolle de fille si encombrante, avant quelques ennuis graves qu'elle risquait de generer, ou la possible arrivée d'un paquet non désiré. Ma mère poussa un ouf de soulagement le soir de la cérémonie nuptiale. En remerciement, mon père abreuva régulièrement le couple de caisses de bonnes bouteilles, qui là-bas ne duraient pas longtemps. Peut-être que le brave homme espérait que les vapeurs alcooliques, déformant la réalité, cacheraient à son nouveau gendre, la vraie image du cadeau encombrant qu’il lui avait fait. Le pauvre homme était à cent lieues de se douter que c'était la cupidité seule qui dirigeait la passion amoureuse soudaine de ce gendre, tombé bien à propos.

Mariée, Marie-Madeleine continua ses frasques. Un jours, lors d’un repas de famille chez une soeur de son mari, elle se fit remarquer en “s’éclipsant” toute l’après-midi avec un invité aussi sâoul qu’elle, ne revenant que le soir, hirsute et paumée, sans s'expliquer...

Marie-Madeleine n’ayant pratiquement aucun diplôme ni capacité, Harpagon eut tôt fait de lui créer une place pour la faire travailler auprès de lui dans l'hôpital qui l'employait. Une place d'encadrement auprès de malades mentaux. Une place en or car c'était Harpagon qui gérait son salaire, son avancement et surtout ses absences. Absences pas toujours justifiables, car comme elle l'ecrivait à sa soeur Titine, quand elle avait envie de vacances, elle allait voir son cousin medecin à Carcassonne, qui, gentiment, lui prescrivait au moins un mois d'arret maladie ! Et la sécurité sociale payait ce mois de vacances ! Pourtant si ce cher cousin, tres bon docteur par ailleurs, avait su ce que sa cousine écrivait sur lui et sur sa femme, il ne lui aurait plus jamais fait des certificats de complaisance.

Vers les années 1969, la crise qui couvait dans ce couple factice, prit de l'ampleur. Harpagon était torturé par le contrat que mes parents circonspects et prevoyants sur ce gendre tombé du ciel, lui avaient fait signer lors de son mariage. Il ne savait pas bien la teneur de ce contrat et, dans l'euphorie de sa victoire concretisée par ce mariage, il n'avait pas osé en demander le contenu, ni un double. Depuis ce n'etait que colères et remontrances envers sa tendre et douce epouse qui n'en savait pas plus, mais que Harpagon accusait d'avoir tout manigancé. Marie-Madeleine se plaignait à Gustave des crises et cris continuels de son Harpagon, dont elle souffrait beaucoup. Un jour, enfin il pretexta une visite à sa belle famille, prit rendez vous chez le notaire de famille à Montréal (Aude), chez qui il avait signé ce document, et en demanda un double. La catastrophe qu'il pressentait lui tomba sur la tête. Il avait signé un contrat de séparation de biens entre epoux, qui ne lui donnait aucun accés aux biens de sa belle ! Il avait travaillé pour rien ! Si il la quittait maintenant, il n'avait droit à rien ! Harpagon, assommé par cette nouvelle, décida de rester marié, en faisant le mari trés sage, un vrai modèle. Il n'avait pas subit tout ce qu'il avait enduré, subit jusqu'à une longue retraite religieuse, subit les reunions de famille, les fêtes religieuses, l'idiotie et les turpitudes de son aimée, sans pouvoir esperer en toucher un jour les dividendes ! Mais, se reprenant, il décida de trouver la solution. Il alla voir un de ses amis avocat, pour qu'il trouvat une sortie de cet epineux problème. Comment casser ce contrat et recuperer les sous de sa conjointe ? L'avocat lui trouva la solution : Divorcer et puis se remarier, avec un contrat ou les epoux se font donation universelle ! Harpagon applaudit et mis en oeuvre ce plan judicieux : Il divorça quelques temps aprés, puis jouant de la crédulité imbécile de ma soeur, pretexta que sa flamme etait toujours présente, se remaria avec un contrat de donation universelle, qu'accepta la nouvelle mariée euphorique ! Le tour était joué ! Maintenant qu'il était rassuré sur la future recolte qu'il avait si bien préparée, il ne lui restait plus qu'à vivre officieusement séparé, mais officiellement marié, vivant, lui dans sa résidence de campagne dans un village, proche de Toulouse, et sa femme, dans un appartement à Muret, l'un et l'autre séparés d'environ 20 kilomètres, mais ne se voyant jamais, n'ayant aucun rapport, ni activité communes, menant chacun sa vie de son coté. Une chose l'angoissait et l'empechait de dormir : Il fallait que sa femme decede avant lui si il voulait acceder à l'heritage ! Pour cela, il se fit faire même un check-up dés sa retraite commencée, et au vue des resultats inquietants de ses poumons, il decida soudain d'arreter de fumer. On ne prend jamais assez de precautions, même si sa conjointe avait de forte chance de le preceder dans la tombe, emportée par une cirrhose fatale...

Lili se debrouillait pour garder de bonnes relations avec Marie-Madeleine, dont elle savait les besoins financiers et sa rapidité à depenser tout argent qui passait en ses mains. A coté d'elle, une cigale aurait semblé foumi ! Donc, sachant que sa soeur serait une alliée pour recuperer les biens de mon père, Lili invitait frequement sa soeur et son conjoint lors de receptions snobs, suceptibles d'eblouir le couple arriviste, attiré par tout ce qui brillait. Soudain, dans les années 1970, une place de directeur financier se libera à l'hopital d'Agde, et interessait beaucoup Harpagon, pour sa proximité avec Lili et tous ses amis qu'il s'etait fait dans ce coin, ou il garait sa caravane pour les vacances d'été. Harpagon avait envie de ce poste. Lili decida de jouer de son influence avec le gratin local, afin de lui faire avoir ce poste, et ainsi, le rendre redevable envers lui. Un repas champetre fut combiné, avec le sous prefet, un procureur, d'autres caciques de l'administration et Harpagon, chez Lili, à l'ombre des arbres bordant sa piscine, au bout de la grande pelouse ou elle se cache. Lili assura sa soeur que ce repas amenerait la place souhaitée par son conjoint. Par hasard, j'appris ce complot par ma mère, auprès de qui Lili aimait se venter de ses relations et de son pouvoir. Ce fait me perturba beaucoup, car je soupçonnais fort les manigances de Lili et savoir que Marie-Madelaine et elle pourrait constamment comploter ensemble, me sembla un danger potentiel. J'en parlais à un ami bien placé dans les renseignements generaux, qui me dit qu'il pouvait certainement faire quelque chose. Il me demanda divers renseignements sur mon beau frère, sur sa vie, ses frequentations et ses habitudes, puis me dit de ne pas m'en faire, car il allait s'en occuper. Quelques temps passa, puis on me dit qu'Harpagon n'avait pas eu la place convoitée, à son grand regret, mais à ma grande joie, amplifiée lorsque j'appris qu'il etait nommé au loin, sur Paris ! Je sus que ce n'etait pas le hasard, que mon intervention avait été concluante, car quelques temps plus tard, je fis intervenir la meme personne pour un de mes neveux, qui voulait passer son permis camion durant son service militaire et cela se fit sans problemes : il put passer son permis poids lourd et meme le super lourd à Nimes, alors qu'il etait anciennement prevu pour partir dans les paras à Pau.

Un fait qui me sembla être de curieuses moeurs, me surprit de la part de Harpagon. En 1975, lors de mon mariage avec sa jeune nièce, comme celle-ci était en train de s'habiller et de passer sa belle robe blanche, je trouvais ma future femme en compagnie de sa mère et de ses tantes, dans une chambre de notre château, ou elles préparaient l'élue. Ma femme était en petit slip de dentelles et fin soutien gorge blanc. Je m'apprêtais à m'éclipser par naturelle décence, quand je vis Harpagon, assis dans un coin de la chambre, tout rouge, en train de regarder. Ceci me sembla bizarre, et je m'étonnais de cette présence que je trouvais grandement malséante. Mais comme c'était la première fois que je me mariai, j'ignorais les us et les coutumes pouvant être en vigueur chez certaines gens. Je ne relevais pas, pris par cette cérémonie dont j'étais l'un des principaux acteurs. Simplement, je ne me voyais nullement mater une de mes nièces, en petite tenue, dans n'importe quelles circonstances. Cela ne se fait pas, selon mes codes de bonne conduite et je rangeais ce fait troublant dans un coin de ma memoire.

Ce couple s’était bien trouvé, l’un rêvant de la succession de la dame, l’autre attendant que son conjoint la fasse monter d’un cran dans l’échelle sociale du fric. Aussi amoureux de l'argent l’un que l’autre, l’un pour thésauriser à outrance, l’autre ramassant pour claquer aussi vite en futilité. Ils vécurent radins, sans panache, de petites fêtes en bonnes bouffes, de copains en chopines, frimant dans un univers fade de fonctionnaires, sans éclats ni espérances. Leur vie s’agrémentait de petites combines, car du fait de la place de décideur de Harpagon, lors de passation de marchés dans les hôpitaux ou il travaillait, il avait de bonnes opportunités : Par exemple : Si vous prenez ce petit appareil contrôleur, on vous donne un bel appareil photo, soit si vous prenez trois appareils de radiologie plus importants, bien que l'hôpital n'en eut nul besoin, vous aurez droit à un voyage en Thaïlande ou à Amsterdam.... Au choix, mais étrangement, souvent dans des haut lieux à réputation de tourisme sexuel. Ainsi les choix des matériels médicaux des hopitaux se faisait, non suivant les besoins, ou leurs efficacité, mais suivant les cadeaux donnés à Harpagon !

C'est là que je compris la gabegie du système étatique français et les dépenses faramineuses faites par les fonctionnaires parfois malhonnêtes. Du moment que c'est l'argent de l'état on fait n'importe quoi, surtout si indirectement cela peut apporter un petit bénéfice à l'agent prescripteur. J'avais vu Bert corrompre les chefs de services des administrations afin de fournir des photocopieurs quatre fois plus cher que les autres, mais Harpagon me fit entrevoir que la corruption n'était pas accidentelle, mais instituée en système de gestion ! Je vis Harpagon et son directeur d'hôpital de Muret acheter au nom de cet hôpital, une Jeep des surplus américains reste du débarquement, avec sa remorque d'origine, afin d'aller s'amuser le WE. Cette Jeep fut passée dans la comptabilité de l'hôpital comme "outils d'entretien des espaces verts", comme me l'expliqua mon beau frère, très content de lui. Comme je m'inquiéterai de la consommation, plus de 40 litres par heure, cela fit rigoler Harpagon qui m'expliqua que c'était payé par l'hôpital dans la rubrique "frais de fonctionnement" ! Il me fit visiter aussi une magnifique salle d'opération, toute neuve, bâtie dans la maison de retraite de cet hôpital, et m'expliqua qu'elle n'avait jamais servie, et ne servirait jamais. Comme j'admirai les outils tout neufs, il me donna un tambour inox remplis de brucelles et autres pinces spéciales idéales pour mon atelier de mécanique. Pour rire je lui dit que le Scialytique éclairant la table d'opération me serait utile pour faire de la mécanique, ma passion. Il reflechit quelques instant puis, sérieux, me dit "Pas maintenant, cela se verrait trop, plus tard on verra" ! Ma femme fit un stage d'un mois dans la partie administrative de cet hôpital, et rata son BTS uniquement sur le rapport de stage, car la seule chose qu'elle avait appris durant ce mois de stage, était à faire des cocottes en papier, enseigné doctement par le chef de bureau dans lequel elle fit son stage ! Bref, tout à l'avenant, et si la nourriture achetée par Marie-Madeleine pour ses cours de cuisine aux malades mentaux, servait souvent le soir aux agapes entre amis fêtards, ce n'était qu'une infime partie des détournements que je vis. De même l'électricité, l'eau et le gaz du logement de Harpagon et Marie-Madeleine, étaient payés par l'administration.

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Cette union de vieux grigous ne prit même pas le temps de faire des enfants, peut être pour éviter d’avoir à payer les faire parts, ou plutôt je pense, pour ne pas devoir partager, ni risquer d'altérer le cocon de jouissance égoïste dans lequel ils vivaient.

Mais, qui se ressemble s’assemble : après bien des disputes, de frasques, de ruptures, d'éloignements professionnels, ce couple d'intérêts cassa. Un premier divorce fut prononcé, comme l'avait prevu le rotord Harpagon. Il trembla alors, de perdre tous ses "investissements" financiers. Harpagon mit en action le plan que lui avait conseillé un de ses amis avocat. A la hâte il se remaria avec la même harpie, en prenant bien soin de faire maintenant une donation universelle entre eux, pour assurer sa main mise sur la succession de la dame, qu'il comptait bien enterrer. Le "nouveau" marié jouant pour cela de la créditée naïve de ma soeur. Toton ne voulant surtout pas laisser passer le juteux gâteau financier de la succession de la famille qu'il lorgnait depuis trop longtemps. Il cassait ainsi le premier contrat de séparation qu'avait imposé mes parents, pas dupes de la passion d'Harpagon. Ainsi, alors que chacun vivait dans un domicile séparé sans jamais se revoir, lui dans son village ou il etait conseiller municipal chargé du tout à l'egout, et elle à Muret, sans aucune vie commune, le couple fiscal artificiel perdura.... Ma soeur était contente, elle n’était plus divorcée et n’avait plus à s’occuper de remplir sa feuille d’impôt et mon beau-frère se trouvait avec une personne à charge, ce qui réduisait pas mal ses impôts. Mais surtout, il spéculait sur les sommes intéressantes à venir de l'héritage de Marie-Madeleine en prenant son mal en patience, attendant de toucher ce pactole pour divorcer réellement, de celle qu'il appelait "craizy girl" ou "la pocharde"auprès de ses rares amis. Cet avare patenté, fort de l'impunité fiscale de fait que lui apportait son statut de fils d'ancien trésorier payeur général, alla même jusqu'à déclarer fiscalement sa mère à charge, comme si elle vivait chez lui, alors qu'il l'avait mise au frais dans une maison de retraite lointaine, s'occupant seulement de "gérer" avantageusement les comptes en banque de la dame, qui, de ce fait, pendant ces années subirent une cure de minceur conséquente.

Il fit mieux encore : Pour se venger de sa conjointe adorée, Harpagon refusa officiellement l'héritage des ses propres parents, afin que que son ex, nouvelle femme n'ait droit à rien. Il le dit au notaire et à ses soeurs. Mais officieusement, il reçut sa part en liquide, amenée par sa soeur du Gers, complice. Ce que la complice ne comprit jamais, c'est que c'est elle qui paya les impôts et charges de la succession et non Harpagon qui put ainsi jouir de cette succession sans bourse délier, sans augmenter ses impositions fiscales et surtout, sans mettre ses sous à portée de sa chère et tendre épouse.

Harpagon était la caricature même de l'avare, malade de devoir se séparer d'un sou. Il squattait les voitures de ses soeurs pour aller en vacances en Espagne, seulement quand elles l'invitaient chez elles, ne participant jamais aux frais de route. Quand il devait payer un spectacle, il avait soudain de méchants maux de tètes l'empêchant d'y aller. Lors de repas au restaurant, au moment de payer, il avait oublié malencontreusement sa carte bancaire, ou bien se trouvait en découvert bancaire... Chose impossible vue la bonne retraite qu'il avait, ses revenus financiers, et aucun frais à assumer. Je l'ai vu même une fois se rendre chez sa nièce, infirmière à Bordeaux, afin de se faire refaire un pansement, pour éviter d'avoir à payer l'infirmière de son village. A Noël il faisait faire au noir, par une voisine retraitée et sa femme de ménage occasionnelle, des foies de canards confits, à partir de vieux produits soldés. Puis il les revendaient à sa famille à prix d'or. La famille serrait les dents en mangeant la chose, et cachant ses grimaces sous des mines gourmandes, chacun se félicitant de la "qualité" des foies gras de ce "cher" tonton Harpagon !

Il fit pire : Sa plus jeune soeur, récente veuve chez qui il squattait solitairement de temps à autre, était dans la dèche et n'avait plus un sous du fait d'emprunts hasardeux qui lui mangeaient sa bonne retraite de l'éducation nationale. Elle n'avait plus les moyen de se chauffer l'hiver, en particulier en 2007. Ce fut un tiers qui, par pitié, lui donna 1000 euros, alors que Harpagon au courant de la situation, ne fit pas un geste pour elle. Donner était comme un gros mot pour Harpagon, mot qu'il evitait soigneusement d'employer !

Une fois, comme j'étais réputé en tant que mécanicien amateur au sein de la famille et surtout auprès de mes amis, Marie-Madeleine m'appela. Elle voulait revendre sa voiture, une Super 5 rouge bien fatiguée, ayant plus de 175 000 Kms. Elle me demanda tranquillement de lui rabaisser le compteur jusqu'a 60 000 kms. Comme je refusais, offusqué de cette demande, cela la mit grandement en rogne. Je ne le faisais pas ce trafic pour mes voitures, par principe, et je n'allais pas le faire pour cette soeur égoïste qui ne pensait qu'à elle ! Elle m'en voulut à mort, et se repandit encore plus en calomnies sur moi.

En 2007, ma succession tardant à venir du fait des blocages que j'avais mis en place, Harpagon "péta un câble" ! Furieux il téléphona à ma belle mère pour lui demander ou en était la succession de ma famille et pourquoi elle n'avançait pas ! La pauvre femme ignorant tout des ces affaires ne la concernant absolument pas, ne comprenait rien, ni surtout pourquoi son "cher" petit frère l'engueulait. La pauvre dame eut des insomnies pendant une semaine... Mais, visiblement, Harpagon ne dormait pas non plus, dans l'angoisse de la non venue de ces sous gagnés par d'autres ! Je devais faire pire, mais il ne le savait pas encore : je devais le faire condamner et desheriter par la justice du fait de son "recel de succession", pour certaines malversations qu'ils avaient effectuées, avec "le club des cinq", association de cinq heritiers margoulins de ma famille...

Ce couple avait réécrit à sa façon, Antoine de Saint Exupery, l'auteur du "Petit Prince" : Pour eux il ne fallait pas lire : "S'aimer ce n'est pas se regarder l'un l'autre, mais regarder ensemble dans la même direction", se traduisait pour eux par : "Regarder ensemble vers le portefeuille de l'autre pour voir ce qu'on peut y piquer" ! Dans la même veine j'imagine très bien Harpagon regardant l'état des relevés ses nombreux placements financiers, qu'il gardait sous son lit, dans une malette noire fermée par une serrure à code, murmurer en citant Rosemonde Gérard : "Chaque jour je t'aime davantage, aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain."

Ce couple, pardon, cette association de "mal fêteurs", cet ensemble de deux solitudes égoïstes, reprit contact à la mort de ma mère, non pour l'enterrement ou on ne les vit point, mais juste pour quantifier ce qu’ils espéraient toucher comme succession. Ensuite, ils s’empressèrent de signer d’une main pour une fois unie, une tentative d’éviction illégale de mon travail et de ma maison, alors que l’un comme l’autre savaient que j’étais gravement malade à l’hôpital. Harpagon était non seulement le beau-frère de ma femme, mais aussi son oncle et son parrain de baptême, bien peu catholique ! "Qu'importe la vergogne pourvu que tombe la tune", pensait cet être aux doigts crochus, pour qui se raccrocher aux sous, était se raccrocher à sa vie qui s'enfuyait ! C'est sans hésitation qu'il signa le papier de son éviction, la mettant dehors, elle et ses enfants, donc ses neveux, qu'il ne connaissait même pas. Un proverbe Africain dit qu'une jeune fille vierge est celle qui court plus vite que son oncle... En France, dans certains milieux ou fleurissent les Harpagons, on peut dire qu'une jeune femme qui possède un toit, est celle qui a su mettre la clé de sa porte, hors de portée des doigts avides de son tonton !

Pareillement pour Marie-Madeleine, l’esprit de famille s’arrêtait au niveau de son porte-feuille. Comme son mari "Jokari" (car c'etait mari qui "va et vient" comme une balle de Jokari), elle était aussi attirée par l'argent et les biens des autres, que peut l'etre un chien affamé par un chapelet de saucisses de Strasbourg, embaumant l'étal d'un charcutier.

A la mort de mon père en 1982, mon frère aîné vendant la propriété de famille que mes parents lui avaient donnée, il eut l’honnêteté de dire à ma mère de reprendre tous les meubles garnissant ce château. Ma mère aussitot les donna à Marie-Madeleine et son Harpagon, Bert, Titine, Lili, et Benoite. Ces meubles anciens de grande valeur, étaient issus pour la plupart de la noble famille de ma mère. Marie-Madeleine et Harpagon embarquèrent entre autres, les meubles de la chambre réservée à mon grand-père, pièce qu’on appelait sans mystère "la chambre jaune". Cette chambre de style, les fauteuils et armoires la composant n’arrivèrent pas chez eux mais furent directement vendus à un antiquaire. Ces meubles qu'ils prirent au château du Puy, entrant dans la succession de ma mère furent “oubliés” d'être comptabilisés chez le notaire. Quant à moi je ne fus au courant de ce partage que 20 ans plus tard à la mort de ma mère, par la personne qui fit ce déménagement, et seulement quand je découvrais des lettres de Marie-Madeleine, remerciant ses parents pour ces dons... C’était pour l’appât du gain, car ils étaient loin d'être dans le besoin. Les seuls frais qu’ils aient eu étaient l’achat d’une grande caravane pour leurs vacances habituelles au Cap d'Agde, et qui avait été en grande partie, payée par mon père, ainsi qu'une maison de campagne à Esparon, en grande partie payée par les parents d'Harpagon. Ce couple aimait beaucoup prendre ses vacances au Cap d'Agde, "pour la vue" disait t'ils. Dés que les beaux jours arrivaient ils y installaient leur blanche caravane, pour la rejoindre tous les week ends. Tout une faune de gens bizarres gravitait autours d'eux, de deux coiffeurs pour dames roulant dans une Rodéo rose, à d'autres gens mysterieux dont on ne nous parlait guère, rencontré dans cette sulfureuse zone de nudistes et échangistes..

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On ne se refait pas. Lors de mon mariage Marie-Madeleine, Harpagon, et Gustave s’étaient mis les trois ensemble pour m’offrir un aspirateur balai à 25 euros, que je suppose d’ailleurs, payé comme d'habitude, par la comptabilité de l’hôpital, Harpagon ayant choisi ce don faramineux, chez le grossiste qui servait l'hôpital de Muret. Ce fut un cadeau émouvant de la part d'un frère, d'une soeur et d'un riche oncle-beau frère-parrain-directeur financier d'un hôpital ! Même les ouvriers agricoles du domaine, me firent un cadeau plus important, bien que bien moins riches, mais eux le firent avec leurs coeurs, tandis que Harpagon, Marie-Madeleine et Gustave le firent de mauvaise grâce, guidés par leurs avarices maladives ! Je remarque le choix du cadeau ne fut pas anodin, car un aspirateur récupère la poussière, chose qu'on ne jette pas chez ces gens là, on récupère !

Marie-Madeleine ne vit que pour l’argent et pour le claquer. Elle est jalouse de tout le monde, envie maladivement les autres et leurs biens. Pas seulement méchamment, mais surtout bêtement. Au décès de ses beaux parents, lors du partage des bijoux de la famille, elle mis la pagaille dans sa belle famille, voulant s'approprier tous les bijoux des defunts, espérant rehausser de leurs brillances, la morne grisaille d'une existence fade, aussi dénuée d'éclat que d'esprit.

En 1982, elle vint s’occuper de mon père malade afin que ma mère puisse s’absenter une huitaine de jours. Ce jour-là, par le plus grand hasard, mon père eut une attaque. Je le trouvais sur le sol de la salle de bain, couché sans connaissance. J'avais été appelé tardivement par Marie-Madeleine qui n’avait rien fait pour lui porter secours, avait juste laissé un message sur le répondeur du médecin de famille, qui arriva bien trop tard et ne put que constater le décès. Je me souviens dans les jours qui suivirent, des colères de ma soeur Benoite qui nous disait : “elle l’a fait exprès, elle l’a tué pour toucher l’héritage, comme par hasard, elle vient une seule fois s'occuper de son père et elle l’a tué”. Moi, bien sûr, je ne vis dans ces affirmations qu’une des nombreuses lubies ubuesque de ma soeur Benoite, qui n'était pas à un délire près. Mais, troublé, j'y repense parfois...

A la mort de ma mère Marie-Madeleine se retrouva dans l’équipe qui vint piller l’habitation de ma mère, celle-ci encore couchée sur son lit de mort. Ces rapaces allant même jusqu’à desceller d’un mur une ancienne fontaine de marbre et arracher les lustres et les installations électriques y attenant, vidant et volant les chambres de mes enfants ! Bien sûr cela aussi fut”oublié” de déclaration chez le notaire et aux impôts !

Marie-Madeleine s’ingénia toujours à être le modèle d’enfant qu'on ne souhaite à personne : futile, dépensière, lapant sec l'alcool, jalouse, envieuse, un poil nymphomane, sachant toujours mendier auprès de ses parents et beaux parents, sans jamais rien leur donner en retour. Dans les papiers de mon père, à son décès, j’ai retrouvé des bordereaux d’envois réguliers de caisses de bonnes bouteilles à ce couple égoïste, sans que jamais ils n’aient proposé de les payer. J’ai retrouvé aussi des paiements effectués par mes parents pour les aider de finir de payer certains biens (caravane payée en grande partie par mon père, voiture de Marie-Madeleine, fauteuils, meubles, etc...). En remerciements ce couple offrit à mon père une “enseigne” en fer forgé, marquée “Saint Geniès”, le nom de notre propriété... J’appris ensuite que cela ne leur avait rien coûté, car ce cher Harpagon, l’avait fait faire gratuitement par l’homme d’entretien du sanatorium de Castelnau Rivière Basse, dont il était "économe". L'économe était la dénomination ancienne de la personne chargée de la comptabilité dans les administrations, mais gageons que Harpagon savait prioritairement bien s'occuper de ses propres finances.

Ma mère n’appréciait pas cette fille qu’elle jugeait sans intelligence, futile et facile. Elle portait son rôle de mère envers elle, comme JÉSUS grimpa le Golgotha, portant sa croix lors de la Passion, sans joie, sans enthousiasme, mais par devoir, prenant ce calvaire comme une punition divine incompréhensible, mais qu'il lui fallait accepter en bonne chrétienne qu'elle était.

Marie-Madeleine n’a jamais pensé par elle-même et était le jouet favori de son frère Gustave, qui aimait bien manipuler cet esprit extrêmement simple. Il initia, à force de médisance, le premier divorce de Marie-Madeleine, sans se mettre en avant, une habitude de séminariste qu'il avait gardé. Ayant abouti à ses fins, il poussa et aida Marie-Madeleine, à aller en catimini vider le grenier et la maison de son momentané ex-mari, durant une supposée absence. Malheureusement l’ex-mari revint chez lui et les trouva tous deux en train de fouiller et déménager. Gustave, en bon Schtroumpf à lunettes, fit celui qui n’y était pour rien, dansant d'un pied sur l'autre, les mains derrière son dos, la tête basse : Sa Sainteté n’était là que parce qu’on le lui avait demandé ! Cela tandis que Marie-Madeleine se lançait dans de vaseuses explications sur de soi-disant photos qu'elle voulait récupérer Le tout nouveau divorcé et futur nouvel époux de Marie-Madeleine, "estabousi" (interloqué) par ce manque élémentaire de convenance, ne sut (ou ne voulut) pas saisir l’occasion de sévir contre ce manque flagrant de tact. Gustave et Marie-Madeleine partirent penauds et contris, peinés surtout de n’avoir pu finir leur besogne à leur guise.

En 2003, Marie-Madeleine signa avec la SAFER un protocole de vente de la propriété que j’exploitais, afin de casser illégalement mon bail agricole, la SAFER audoise n'en étant pas à une magouille prés ; ceci étant une tentative d’expulsion de moi et ma famille. Son mari Harpagon, avec qui elle s’était fait maintenant une donation universelle, signa lui aussi sans états d'âme. Mais un compte bancaire a t'il une âme ? L'argent n'a pas d'odeur, sinon on dresserait des chiens renifleurs afin de traquer tous les voleurs en cols blancs, cela serait plus utiles que les fameux et fumeux avions renifleurs de Valerie Giscard d'Estaing, notre croqueur des diamants de Bokassa !

En 2008 je failli être l'heureux possesseur d'un beau frère décédé ! Alors qu'il revenait de trois jours et trois nuits de bringue sur Paris, en compagnie de sa jeune soeur, presentement veuve joyeuse, ils s'endormirent au volant et se réveillèrent, hélas entiers, sur les rails centraux de l'autoroute, alors qu'ils rentraient sur Bordeaux. La voiture partit en épave Cela démontre bien l'état d'infantilisme non responsable de ces deux retraités égoïstes, qui n'ont pas hésité à prendre le volant, sous médicaments, et âpres trois jours et trois nuits sans dormir, en mettant en danger les autres automobilistes. Dommage que la police n'ait pas été présente pour faire des tests sanguins, ou que les rails n'aient été la voie qui mène en enfer l'infâme Harpagon....

Pauvre Marie-Madeleine ! Après avoir essayé de m’escroquer, puis de plumer son grigou de mari, bien plus avare et rapace qu'elle, il ne lui restera plus que ses organes à vendre. Ceux-ci, baignant depuis toujours dans une solution fortement alcoolisée, devraient être d’intéressants sujets d’étude pour le corps médical. D'ailleurs, ses relations, sarcastiques, disaient d'elle, que pour lui faire une prise de sang, il suffisait simplement d'avoir un tire bouchon et un verre ballon pour éprouvette !

Ainsi, avec et sans Harpagon, Marie-Madeleine traça sa vie, ou plutôt la vie ballotta Marie-Madeleine, comme une bouteille vide jetée à la mer, effrayant parfois d'un bref reflet les mouettes criardes. Promenée sans but, de vagues en vagues, de rouleaux en rouleaux, de grèves en grèves, elle erra seule, tout en ayant la bague au doigt, portée par les courants d'un destin jouissif qu'elle n'a jamais ni voulu, ni pu contrôler, avant de s'échouer comme un vulgaire tas de d'immondices, refoulés par les flots d'un lent ressac amer. Harpagon resta seul, tout en déclarant toujours sa femme à charge, attendant, morbide, devant la fosse, qu'il avait fait creuser dans un cimetière voisin, rendu attractif par le faible prix des concessions, qui du trou ou de lui serait comblé en premier !

Bref... vous voyez qu’en frères et sœurs, la famille ne m’a pas gâté, mais on ne choisit pas la zone d'atterrissage ou vous largue la cigogne ....

A suivre....

.......

Ce site et son webmaster

sont TOTALEMENT

POLITIQUEMENT INCORRECTS !

Parce que la liberté ne se mendie pas,
Parce que la liberté n'est pas une faveur,
Parce que la liberté est notre droit !

Voir :

http://carcassonne.netfirms.com : les potins et magouilles de Carcassonne sans censure en preparation....

http://lavalette.netfirms.com : les potins et magouilles de Lavalette sans censure en preparation : Qui est sous l'emprise des sectes ? ....

Le scandale du vin contaminé dans l'Aude !
Magouille du lobby pinardier ? Les consomateurs floués !

Comment des "guerisseurs", soignant par telephone, abusant de la crédulité d'une malade mentale, peuvent laisser crever sans soins des malades dans l'aude.... La justice Carcassonnaise alertée laisse faire..... LIRE :

Les Arènes de la Honte :

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